Pour les accueillir, une centaine d'initiés et The SILK
pour faire patienter le temps que nos professeurs se préparent.
The SILK est une formation belge avec une chanteuse qui ne se cloître
pas dans un genre défini. Même si la tendance générale
est "prog", The SILK n'hésite pas à balader son auditoire
entre un space à la STEVE HILLAGE et des riffs et rythmes
dignes du prog métal avec des solos floydiens de haut vol. La chanteuse
ne lésine pas sur sa voix toute en crescendo qui pourrait aller
jusqu'à l'explosion des chopes ! Il y a du Memorex dans l'air !
De plus, The SILK contrairement à d'autres groupes qui tablent
sur un ou deux morceaux chocs, tient largement la distance sans qu'une
once d'ennui vienne planer sur la salle. D'ailleurs, sans doute en concurrence
avec cette musique puissamment habillée par la voix, le bar n'a
pas fait recette et les glapissements des mal appris qui passent leur temps
à discutailler, se sont pour une fois tus.
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Une vingtaine de minutes de pause, une paire de bières pour certains
et l'auguste aréopage de professeurs pris possession de l'estrade.
Discours d'ouverture chanté par Monsieur le professeur Daevid
ALLEN, le temps que ses collègues prennent leurs aises pour tenir
les deux prochaine heures sans faillir.
Dès le second morceau, le ton est donné. Ces profs
sont toujours aussi déjantés et prouvent que l'âge
ne rime pas toujours avec sagesse, l'espièglerie étant de
rigueur dans cette université où le droit à l'erreur
donne accès au succès.
Mélangeant sans souci du SOFT MACHINE, du GONG
et du UNIVERSITY of ERRORS, ce cours magistral ne fut qu'une suite
d'expériences détonantes plus réussies les unes que
les autres. Josh POLLOCK accapara une grande partie de l'attention
des potaches. Présenté par Maître Daevid ALLEN
lui même comme un grand mandarin de l'erreur, il passa sa soirée
à aligner riffs sur riffs plus décoifant les uns que les
autres tout en faisant passer son message avec un mégaphone piqué
sur une barricade. Véritable sculpteur de notes, ce Praxitèle
de la guitare outre le fait de jouer sur une guitare montée à
l'envers, malaxe ses sons, les brusque ou au contraire les adoucit ou les
cajole pour en tirer le meilleur. Il est aussi déchiré que son pyjama. Parfois planant, souvent grunge dans
son jeu, Josh POLLOCK donne ces impulsions géniales avec lesquelles Daevid
ALLEN joue comme un grand gamin. Plus en retrait, le binôme basse/batterie,
Michael CLARE et Warren HUEGEL, autorise par sa régularité, sa
connaissance du monde des rythmes, ces envolées salvatrices et ces
accélérations soudaines dignes d'un dragster. Pour couronner le tout, une habile des mains, une reine du fluide
magnétique vînt envelopper leur discours avec une machine sonique.
Place au jeu,
place à l'art, ce ne sont plus des notes que crachent les amplis,
mais de véritables tableaux où les sons prennent vie, s'humanisent
sous leurs doigts experts. Ces profs venus d'un autre monde engagent sans
limite à participer à leur aventure.
Une seul conseil : abandonnez vos éventuels rêves Sorbonn - istes ou Harvard - iens ou ULB - iens,
c'est ringard et bobo, allez plutôt vous épanouir à la Daevid ALLEN' Universty of Errors !
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